Evidence Based Nutrition

L’Evidence Based Nutrition peut se traduire en français par « la connaissance de la nutrition basée sur des preuves scientifiques ». Ce sont l’ensemble des connaissances sur lesquelles se basent les professionnels de la santé de la branche nutritionnelle. C’est à dire principalement les diététiciens-nutritionnistes et les médecins-nutritionnistes.

Cette approche s’efforce de fonder, autant que possible, les connaissances diététiques sur les données actuelles les plus probantes. Par « données probantes », on entend les études cliniques à plus haut niveau de preuve, en particulier les essais cliniques randomisés et les revues systématiques.

Dans une démarche EBN, la décision clinique intègre 3 composantes :

  1. l’expérience clinique du praticien
  2. les meilleures données actuelles (preuves) de la recherche clinique
  3. les préférences du patient

Terminologie

Quelques définitions

 essai clinique : étude épidémiologique qui a pour but d’évaluer l’efficacité et/ou la sécurité d’une intervention (médicaments, chirurgie…)

– essai randomisé contrôlé :  étude interventionnelle dans laquelle les sujets par tirage au sort sont répartis dans un groupe recevant l’intervention (groupe « intervention » ou groupe « expérimental ») et un groupe ne recevant pas l’intervention (groupe « contrôle » ou groupe « témoin »).

 revue systématique : synthèse de toutes les études publiées ou non

 méta-analyse : utilisation de méthodes statistiques pour combiner les résulats d’études indépendantes afin d’obtenir des estimations plus précises des effets étudiés (une intervention ou un traitement par exemple).

Étapes d’une démarche Evidence-Based

  1. Formuler le problème nutritionnel et/ou diététique en une question claire et précise
  2. Rechercher dans la littérature la question posée
  3. Evaluer la validité et la pertinence des résultats trouvés
  4. Intégrer les résultats retenus à son patient

Le végétalisme, qu’est-ce que c’est?

Le végétalisme est une alimentation qui exclut tout produit d’origine animale dont la viande, la volaille, le gibier sauvage, le poisson et les fruits de mer, les produits laitiers, les œufs et le miel ainsi que tout autre sous-produit d’origine animale (Key, Appleby, & Rosell, 2006)

Les gens choisissent d’adopter un régime végétalien pour différentes raisons, telles que la compassion envers les animaux, un désir de protéger l’environnement, de réduire leurs risques de maladies chroniques, ou dans le cadre de la prise en charge thérapeutique de leurs maladies.

Selon l’association américaine de diététique (2009), un régime végétalien bien planifié à base de céréales complètes, de légumineuses, de légumes, de fruits, de noix et de graines peut être adéquat sur le plan nutritionnel, et ce, à tout stade de la vie. L’adoption d’un régime végétalien peut induire une consommation réduite de certains nutriments, les carences peuvent cependant être évitées via une bonne planification de l’alimentation. (Melina, Craig, & Levin, 2016 ; « Position of the American Dietetic Association », 2009)

Les caractéristiques nutritionnelles du végétalisme 

Les habitudes alimentaires des végétaliens peuvent être assez diversifiées en raison de la variété alimentaire disponible et des différents facteurs qui ont motivé les gens à adopter cette alimentation. (Melina et al., 2016)

De précédentes études ont suggéré qu’une alimentation végétalienne requiert de grandes quantités de céréales, légumineuses, noix, fruits et légumes et qu’elle est généralement riche en glucides, acides gras insaturés, acides gras n-6, fibres alimentaires, produits phyto-chimiques (ex : les polyphénols), bêta-carotène, acide folique, vitamine C, vitamine E, thiamine, vit B6, fer, potassium (K), magnésium (Mg), anti-oxydants et certains acides aminés. En revanche, elle serait relativement plus pauvre en calories (densité nutritionnelle élevée mais densité énergétique faible), graisses saturées et cholestérol, acides gras oméga 3 à longue chaîne, rétinol, vitamine B12, vitamine D, niacine, calcium, phosphore et zinc. (Agnoli et al., 2017 ; Chen et al., 2018 ; Craig, 2009 ; Davey et al., 2003 ; Key et al., 2006)